Randonnée

Samedi 17 octobre 2009 6 17 /10 /2009 07:56

Fin septembre dernier, un tout petit groupe de provençaux se lançait dans un trek de 10 jours au coeur de l'Atlas marocain. Parmi eux, il y avait deux amicalistes, Martine Bonhomme et Daniel Belli.  Le départ du trek proprement dit était fixé le 23 septembre à 60 km au Sud de Marrakech et le but final  l’ascension du Mont Toubkal, qui culmine à 4167m. C'est le plus haut sommet du Maroc et probablement de l’Afrique du Nord.


 

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« Nous marchions sac au dos de 7 à 11h par jour dans des paysages variés et magnifiques, précise Martine. Les mules portaient nos gros sacs, le ravitaillement et les tentes pour les nuits où nous n'avions pas de refuge. Certains villages berbères fonctionnent en totale autarcie, grâce à élevage et culture dans une nature exigeante et sauvage » Le 30 septembre le petit groupe part à 5h30 du matin d'un refuge à 3200m, muni de lampes frontales, et s’élance bravement vers le sommet sur les sentiers caillouteux. Il sera atteint vers 10h30. Du haut des 4167m, la vue est magnifique sur tout l'Atlas, l’oxygène un peu rare. « Nous étions tous contents de l'avoir fait, poursuit Daniel, on a pris moultes photos, et bu du champagne. Ensuite, il ne fallait pas s'attarder et entamer la grande descente ». En tout nos amicalistes trekkeurs auront marché pendant 47h, pour un dénivelé positif de 7260m et un dénivelé négatif de 5875m.


« Les paysages sauvages et fantastiques, les peintures rupestres, l’efficacité des guides marocains, la vie berbère, conclut Martine, tout cela laisse un souvenir inoubliable, et donne du tonus pour toute l’année. » En tout cas, de quoi attaquer la Cabro d'Or et autre Marseille-Cassis dans de bonnes conditions !

 

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Par Skyrunner13 - Publié dans : Randonnée
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Samedi 27 septembre 2008 6 27 /09 /2008 10:00
Il doit bien y avoir une raison. L'Amicale des Pennes-Mirabeau et sa présidente Sylviane Finalteri savent insuffler aux adhérents sportifs l'esprit de challenge et la rage de réaliser leurs propres rêves. Déjà il y a quelques mois, Corinne Grossemy accomplissait l'ascension du Mont Blanc dont elle gardera toujours le souvenir d'un temps fort et émouvant. Il y a quelques jours, une autre amicaliste, Chantal Pellegrini réalisait le même exploit en empruntant une autre voie. «Cela fait quelques années que j'entretiens ce rêve, note la jeune femme. En 2007, le projet n'a pas abouti, à cause de mauvaises conditions météo. Cette année, l'ascension était envisageable entre le 6 et le 12 août, mais dès le premier août, j'étais à Chamonix, brûlant d'impatience de réaliser enfin mon rêve.»

Il faut savoir qu'au fil du temps, Chantal est devenue une spécialiste des randonnées un peu difficiles, et de ce qu'on appelle le «trail», sorte de course en montagne sur toutes sortes de sentiers caillouteux et avec beaucoup de dénivelée. «Oûtre tous les entrainements de l'Amicale, mon guide m'a aidée à me préparer physiquement, au travers de nombreuses randonnées, poursuit Chantal, et de nuits en refuge pour m'habituer à l'altitude.» Et puis le samedi 9 août à 16 heures, c'est le grand départ. Direction l'Aiguille du Midi et le refuge des «cosmiques» pour passer une nuit avant la grande aventure. «Très courte, la nuit, rectifie Chantal en riant. Le stress m'empéchait de dormir, et de toute façon, à 1 heure du matin, le guide me fait faire un rapide petit déjeuner puis départ à la lumière des frontales.» Il faut bien deux heures et demie d'effort intense pour atteindre le premier sommet (Mont Blanc de Tacul) à 4248m. Pas le temps de voir le paysage magnifique, il faut ensuite atteindre le «mont maudit» à 4465m d'altitude.

«Ce n'est qu'à 9h du matin que nous atteignons enfin le Mont Blanc et ses 4807m. Au sommet, c'est le choc, un paysage d'une beauté à couper le souffle. A peine le temps de prendre deux ou trois photos, de pleurer de joie d'avoir réussi, qu'il faut déjà redescendre.» En effet, sur une telle arête, la météo peut changer très vite, et la descente peut se révéler rapidement dangereuse. «Nous redescendons, mon guide et moi, par l'Aiguille du Gouter (4240m), c'est le chemin qu'avait emprunté Corinne.» Et là une heure de repos au refuge du goûter accompagné d'un pique-nique bien mérité. Avant la grande descente.

Comment se sent-on après 15 heures d'efforts sur quatre sommets de plus de 4000 mètres? Chantal a sa réponse : «on en prend tellement plein la tête, on est tellement contente de l'avoir fait, que la fatigue s'oublie très vite ! Heureusement, j'ai la chance de ne pas avoir le mal des montagnes ! »

Depuis, Chantal a repris ses entraînements avec l'Amicale des Pennes-Mirabeau. Quand on a le goût de l'effort dans la peau, il ne vous lâche plus. Peut-être que dans un coin de sa tête murit un autre projet encore plus démesuré.


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