Samedi 27 septembre 2008 6 27 /09 /Sep /2008 10:00
Il doit bien y avoir une raison. L'Amicale des Pennes-Mirabeau et sa présidente Sylviane Finalteri savent insuffler aux adhérents sportifs l'esprit de challenge et la rage de réaliser leurs propres rêves. Déjà il y a quelques mois, Corinne Grossemy accomplissait l'ascension du Mont Blanc dont elle gardera toujours le souvenir d'un temps fort et émouvant. Il y a quelques jours, une autre amicaliste, Chantal Pellegrini réalisait le même exploit en empruntant une autre voie. «Cela fait quelques années que j'entretiens ce rêve, note la jeune femme. En 2007, le projet n'a pas abouti, à cause de mauvaises conditions météo. Cette année, l'ascension était envisageable entre le 6 et le 12 août, mais dès le premier août, j'étais à Chamonix, brûlant d'impatience de réaliser enfin mon rêve.»

Il faut savoir qu'au fil du temps, Chantal est devenue une spécialiste des randonnées un peu difficiles, et de ce qu'on appelle le «trail», sorte de course en montagne sur toutes sortes de sentiers caillouteux et avec beaucoup de dénivelée. «Oûtre tous les entrainements de l'Amicale, mon guide m'a aidée à me préparer physiquement, au travers de nombreuses randonnées, poursuit Chantal, et de nuits en refuge pour m'habituer à l'altitude.» Et puis le samedi 9 août à 16 heures, c'est le grand départ. Direction l'Aiguille du Midi et le refuge des «cosmiques» pour passer une nuit avant la grande aventure. «Très courte, la nuit, rectifie Chantal en riant. Le stress m'empéchait de dormir, et de toute façon, à 1 heure du matin, le guide me fait faire un rapide petit déjeuner puis départ à la lumière des frontales.» Il faut bien deux heures et demie d'effort intense pour atteindre le premier sommet (Mont Blanc de Tacul) à 4248m. Pas le temps de voir le paysage magnifique, il faut ensuite atteindre le «mont maudit» à 4465m d'altitude.

«Ce n'est qu'à 9h du matin que nous atteignons enfin le Mont Blanc et ses 4807m. Au sommet, c'est le choc, un paysage d'une beauté à couper le souffle. A peine le temps de prendre deux ou trois photos, de pleurer de joie d'avoir réussi, qu'il faut déjà redescendre.» En effet, sur une telle arête, la météo peut changer très vite, et la descente peut se révéler rapidement dangereuse. «Nous redescendons, mon guide et moi, par l'Aiguille du Gouter (4240m), c'est le chemin qu'avait emprunté Corinne.» Et là une heure de repos au refuge du goûter accompagné d'un pique-nique bien mérité. Avant la grande descente.

Comment se sent-on après 15 heures d'efforts sur quatre sommets de plus de 4000 mètres? Chantal a sa réponse : «on en prend tellement plein la tête, on est tellement contente de l'avoir fait, que la fatigue s'oublie très vite ! Heureusement, j'ai la chance de ne pas avoir le mal des montagnes ! »

Depuis, Chantal a repris ses entraînements avec l'Amicale des Pennes-Mirabeau. Quand on a le goût de l'effort dans la peau, il ne vous lâche plus. Peut-être que dans un coin de sa tête murit un autre projet encore plus démesuré.


@ très bientôt sur APM-ATHLE
Le blog du Sport au Naturel



Par Skyrunner13 - Publié dans : Randonnée
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

CONTACT

Pour me contacter, c'est ici
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés