Partager l'article ! Deux amicalistes sur le toit de l'Europe...: Il doit bien y avoir une raison. L'Amicale des Pennes-Mirabeau et sa présidente Sylviane Finalt ...


Il doit bien y avoir
une raison. L'Amicale des Pennes-Mirabeau et sa présidente Sylviane Finalteri savent insuffler aux adhérents sportifs l'esprit de challenge et la rage de réaliser leurs propres rêves. Déjà il y a
quelques mois, Corinne Grossemy accomplissait l'ascension du Mont Blanc dont elle gardera toujours le souvenir d'un temps fort et émouvant. Il y a quelques jours, une autre amicaliste, Chantal
Pellegrini réalisait le même exploit en empruntant une autre voie. «Cela fait quelques années que j'entretiens ce rêve, note la jeune femme. En 2007, le projet n'a pas abouti, à cause de
mauvaises conditions météo. Cette année, l'ascension était envisageable entre le 6 et le 12 août, mais dès le premier août, j'étais à Chamonix, brûlant d'impatience de réaliser enfin mon
rêve.»
Il faut savoir qu'au fil du temps, Chantal est devenue une spécialiste des randonnées un peu difficiles, et de ce qu'on
appelle le «trail», sorte de course en montagne sur toutes sortes de sentiers caillouteux et avec beaucoup de dénivelée. «Oûtre tous les entrainements de l'Amicale, mon guide m'a aidée à me
préparer physiquement, au travers de nombreuses randonnées, poursuit Chantal, et de nuits en refuge pour m'habituer à l'altitude.» Et puis le samedi 9 août à 16 heures, c'est le grand départ.
Direction l'Aiguille du Midi et le refuge des «cosmiques» pour passer une nuit avant la grande aventure. «Très courte, la nuit, rectifie Chantal en riant. Le stress m'empéchait de dormir, et de
toute façon, à 1 heure du matin, le guide me fait faire un rapide petit déjeuner puis départ à la lumière des frontales.» Il faut bien deux heures et demie d'effort intense pour atteindre le
premier sommet (Mont Blanc de Tacul) à 4248m. Pas le temps de voir le paysage magnifique, il faut ensuite atteindre le «mont maudit» à 4465m d'altitude.